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On a fermé les ateliers, démonté les métiers, licencié les équipes. Les marchandises, elles, n’ont jamais cessé de passer.Elles traversent Calais par millions de tonnes. Le travail aussi est toujours là, mais dispersé entre les commerces, les entrepôts, l’hôpital, les transports, les services, l’intérim — avec, pour beaucoup, le chômage entre deux périodes d’emploi.On raconte…
