
Les votants marckois ont refusé les armes à feu pour leur police municipale, avec un « non » qui l’emporte largement avec 62,86% des suffrage. Pierre-Henri Dumont, maire de la ville assure dans le Nord Littoral que cela ne relève « pas [d’]une défaite de la majorité ». Reste que l’armement qu’il défendait a quand même été rejeté.
Les armes à feu sont écartées, mais la mairie avait prévu des pistolets à impulsion électrique en cas de « non ». Le choix laissé aux habitants portait donc sur le type d’arme, pas sur le principe d’armer davantage.
Le maire a pourtant de la suite dans les idées. Défenseur de l’uniforme à l’école, il regrettait cet été l’arrêt de l’expérimentation marckoise. Le 28 septembre, sur BFMTV, il précisait sa conception des droits de la jeunesse : « Les lycéens ont un droit, c’est d’être en classe, de se taire et d’écouter le professeur. » À 38 ans, l’ancien jeune maire à toute la panoplie du vieux daron réactionnaire.
Battu aux législatives de 2024 par Marc de Fleurian, du Rassemblement national, Dumont continue de disputer à l’extrême droite le terrain sécuritaire. Bonne nouvelle donc, les votants marckois n’ont pas suivi.
Des élèves en uniforme et silencieux, une police davantage armée : le porte-parole de la campagne de Bruno Retailleau est à bonne école. Son candidat veut supprimer le droit du sol. Pour distribuer des leçons d’ordre, cette droite est généreuse ; pour reconnaître des droits, elle compte.
Ce « non » est donc une très bonne nouvelle pour les personnes que ces armes auraient visé. Et si la campagne présidentielle retient Dumont loin de Marck, les habitants pourront retrouver une tranquillité un brin moins Glock.

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