Christelle Delvoye a gagné.
ENEDIS est condamné.
Depuis la mort de Daniel Delvoye, survenue en 2019 dans le cadre de son travail, sa veuve Christelle mène un long combat judiciaire pour faire reconnaître les responsabilités dans son décès.
Rencontré au début de l’été, avant le jugement en appel, nous avions réalisé un long entretien avec Chistelle et Arnaud Lépine où ils reviennent sur l’affaire, les manquements de l’entreprise et le long parcours de lutte emaillé par une successions de drames familiaux.
Ce mardi 22 septembre, la cour d’appel de Douai a infirmé le jugement rendu en première instance et reconnu ENEDIS pénalement responsable de l’homicide involontaire de Daniel Delvoye.
L’entreprise est condamnée à 60 000 euros d’amende. Après des années de combat, la justice reconnaît donc la responsabilité d’ENEDIS dans la mort de Daniel.
Pour Arnaud Lépine et ses camarades de la CGT Énergie, cette victoire est importante. Au-delà de Christelle et de sa famille, cette décision peut faire référence dans d’autres affaires d’accidents mortels du travail et contribuer à la jurisprudence. Elle rappelle que la sécurité des salarié·es est une obligation et que les entreprises peuvent être tenues pénalement responsables lorsqu’elles y manquent.
Christelle s’est battue pendant des années pour que la mort de Daniel ne soit ni oubliée, ni réduite à un simple « accident ».
Aujourd’hui, elle a obtenu cette reconnaissance.
Daniel Delvoye n’est plus mort pour rien.

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