

Cela fait désormais une semaine que le bitume du rond-point situé aux abords du centre hospitalier de Calais voit fleurir, chaque matin, banderoles et slogans. Ce mardi 9 juin, une petite trentaine de personnes — exilé·es et soutiens — se sont à nouveau rassemblées pendant un peu plus d’une heure pour dénoncer le harcèlement quotidien et les expulsions à répétition dont fait l’objet le lieu de vie « hospital ».

Si la mobilisation tient bon, l’ambiance sur le rond-point était marquée ce mardi par une fatigue palpable. Sur le terrain, on croise souvent les mêmes visages, et l’usure commence à peser sur les organismes. Cette lassitude semble partagée : du côté des habitant·es du campement de l’Hôpital, les rangs s’éclaircissent également, signe d’un essoufflement que l’on ne peut ignorer après sept jours de présence face à la politique de l’épuisement menée par les autorités.



Entre deux échanges, les regards se tournent surtout vers les affiches qui fleurissent pour la manifestation de ce vendredi 12 juin. L’appel est lancé à tous les habitant·es du littoral pour exiger la fin des expulsions des lieux de vie informels et l’arrêt des saisies d’effets personnels.


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