
La section calaisienne de la Ligue des Droits de l’Homme invite Sophie Djigo, philosophe et spécialiste des migrations, pour une rencontre autour de son dernier livre, La solidarité n’est pas un crime, paru aux éditions Textuel.
Dans cet ouvrage, l’enseignante en classes préparatoires pose une question on ne peut plus actuelle : pourquoi celles et ceux qui viennent en aide aux personnes exilées, aux habitant·es des quartiers populaires ou aux peuples opprimés sont-ils de plus en plus souvent suspectés, réprimés, voire poursuivis ?
Du « délit de solidarité » à la frontière franco-britannique aux attaques contre les soutiens au peuple palestinien, en passant par les accusations de séparatisme, elle analyse la manière dont les pouvoirs politiques tentent de définir quelles solidarités seraient acceptables, et lesquelles devraient être condamnées.
Cette rencontre résonne aussi avec les attaques subies par Sophie Djigo elle-même. Les 30 et 31 mars 2026, elle était à la 17e chambre du tribunal de Paris pour attaquer en diffamation Éric Zemmour et plusieurs cadres du RN, après une séquence d’insultes, de cyberharcèlement et de menaces liées à son engagement en faveur des personnes exilées.
Samedi 23 mai à 14h
Maison d’Entraide et de Ressources
3 rue de Croy, Calais

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