Calais la Sociale vous convie le mercredi 27 mai à 18h30 à la Maison d’Entraide et de Ressources, 3 rue de Croy, à une rencontre pour mieux comprendre le travail des photographes Vincent Jarousseau et Delphine Lefebvre.

Pour l’occasion, la salle de conférence de la MER sera transformée en chambre noire. Les travaux de Vincent Jarousseau et Delphine Lefebvre y seront projetés, puis commentés par les photographes eux-mêmes. Une manière de prendre le temps de regarder les images, de comprendre comment elles se construisent, ce qu’elles racontent et ce qu’elles déplacent.
- Comment rendre compte, par l’acte photographique, d’un territoire, de son quotidien et de ses luttes ?
- Pourquoi, face au flux des images, est-il nécessaire de redonner une place au temps de la photographie et à l’élaboration d’un récit ?
- Comment la photographie peut-elle nous rendre sensibles aux dynamiques politiques qui traversent notre présent ?
Ce sont en effet des rencontres, notamment sur notre territoire, qui nourrissent le travail de ces deux photographes.
Nous voulons construire avec vous un moment pour croiser leurs regards et leurs expériences.
Delphine Lefebvre est photojournaliste indépendante et vit à Calais. Elle travaille depuis plusieurs années sur l’industrie, sa présence et sa mémoire en France et en Europe. Elle porte notamment son attention sur la vie ouvrière et les luttes syndicales, d’ArcelorMittal à Dunkerque jusqu’à Amazon aux États-Unis.



Vincent Jarousseau est photographe documentaire. Il est l’auteur de nombreux ouvrages photographiques sur le quotidien et la politisation des classes populaires. On peut penser à L’Illusion nationale, un roman-photo sur les électeurs du Front national avec l’historienne Valérie Igounet, Les Racines de la colère sur la vie quotidienne à Denain, ou encore Les femmes du lien sur les parcours de travailleuses essentielles. Il a publié récemment un livre-enquête intitulé Dans les âmes et les urnes, dix ans à la rencontre de la France qui vote RN.



Une rencontre pour parler photographie, territoire, récits et luttes sociales. Et pour regarder ensemble ce que les images peuvent encore nous apprendre, quand on leur laisse le temps d’apparaître.

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