
Mardi 3 mars au soir, vers 18h30, une quarantaine de personnes se sont retrouvées dans la salle de l’Alhambra pour l’assemblée générale annuelle de l’antenne calaisienne de l’Association France Palestine Solidarité.
Avant même l’ouverture formelle de la réunion, un mot a été adressé en soutien au peuple iranien. Plusieurs intervenants ont exprimé leur solidarité avec les civils touchés par les bombardements israéliens et américains, rappelant que les logiques de guerre et de domination qui traversent le Moyen-Orient ne s’arrêtent pas aux frontières de la Palestine.
La soirée s’est ensuite organisée autour de la lecture des rapports statutaires.
Chaque semaine, un espace pour comprendre la Palestine
Le président de l’association, Jean-Jacques Tricquet, a ouvert la séance par la lecture du rapport moral. Il y est revenu longuement sur la situation du peuple palestinien, la poursuite de la colonisation, les destructions à Gaza et l’exigence portée par l’AFPS d’un cessez-le-feu durable, de la fin du blocus et de l’application du droit international.
Le rapport d’activité, présenté par Laurent Bourhis, a permis de mesurer l’intensité du travail mené par le groupe local. Conférences, projections de films, rencontres publiques, manifestations, rassemblements ou participations à des initiatives régionales : l’année écoulée a été dense. Plusieurs intervenants ont été accueillis à Calais et les séances organisées ont rassemblé jusqu’à soixante-dix personnes.
L’association est également présente de manière régulière dans l’espace public.
Chaque samedi depuis 120 semaine, un rassemblement se tient place d’Armes, devenu au fil des mois un point de rendez-vous pour celles et ceux qui souhaitent s’informer, discuter ou exprimer leur solidarité avec la Palestine. En parallèle, les membres du groupe local se retrouvent chaque mardi au café Le Mirador pour organiser les actions à venir.
Cette régularité, cette ouverture et la diversité des activités font de l’AFPS Calais l’un des collectifs militants les plus accueillants et les plus structurés du Calaisis. Depuis plus de deux ans, l’association contribue à rendre accessibles au plus grand nombre les dimensions historiques, politiques et culturelles des logiques impérialistes et coloniales à l’œuvre en Palestine, comme ailleurs dans le monde.
Des obstacles locaux et une détermination intacte
Tout n’est pourtant pas simple. Si le Mirador, la Loco et la Maison d’entraide et de ressources ont été chaleureusement remerciés pour leur accueil, les membres ont évoqué la difficulté persistante à trouver d’autres espaces à Calais pour organiser des expositions ou des initiatives publiques. Certaines mises à disposition de salles sont refusé par la municipalité, ou par des structures craignant des représailles vis-à-vis de celle-ci.
Malgré ces obstacles, l’association souhaite diversifier encore ses formes d’action, notamment en développant davantage les campagnes de collage et de tractage afin de toucher un public plus large mais également dans l’organisation de saynètes publique et d’atelier culinaires.
La réunion s’est poursuivi par la présentation du rapport financier par le trésorier Christian Bown, puis le renouvellement du conseil d’administration. Un pot de l’amitié a ensuite été offert dans le hall avant la projection du documentaire de Christophe Cotteret « l’ONU dans la tourmente » à propos du travail de la rapporteuse Francesca Albanese.
Dans une ville marquée par les questions de frontières, de migrations et de politiques internationales, l’AFPS Calais continue ainsi, semaine après semaine, à travers ses membres hyper actifs de faire vivre un espace participatif de discussion, d’analyse et de solidarité.
