Reçu à Calais dans le cadre d’une conférence de l’AFPS le 19 février dernier, le journaliste Jean Stern est revenu, le temps d’un entretien sur son parcours, de la création de Gai Pied (premier hebdomadaire gay au monde, d’après Têtu) à son engagement au sein d’Orient XXI. Face à la concentration des médias et à la violence politique contemporaine — de la frontière à Calais à la Palestine — il défend une conception exigeante du journalisme : indépendant économiquement, ancré dans le reportage, et affranchi des puissants.
TRANSCRIPTION
Jérémy Ollivier – Calais la Sociale
Bonjour Jean Stern. On a le plaisir de vous recevoir à Calais dans le cadre d’une conférence de l’AFPS. Tu es journaliste à Orient XXI, chef de rédaction, à Libération. Il y a beaucoup d’autres journaux à mettre à votre actif mais tu es notamment un des cofondateurs de Gai Pied.
Jean Stern
En des temps ancestraux !
Jérémy Ollivier
C’était en 1978 ?
Jean Stern
1979, n’exagérons rien ! (rires)
Jérémy Ollivier
La question qui nous intéresse ici à Calais la sociale, c’est celle d’un journalisme indépendant face à des situations de très grande violence sociale, politique. On pense aujourd’hui à la question de la frontière à Calais. Pour toi – une question qui est peut-être large – qu’est-ce que ça signifie d’être devenu journaliste ? Qu’est-ce que c’était ton engagement ? Et même si ça fait remonter à un certain moment, est-ce que tu peux revenir un peu sur cette expérience de Libération et sur cette expérience de Gai Pied ?
Jean Stern
Bien sûr ! Je vais commencer par Gai Pied, puisque, en termes d’antériorité, c’est plus ancien, même s’il y a un lien puisque Gai Pied est, si j’ose dire, un bébé de Libération.
Libération est fondé au milieu des années 70 et va montrer une direction : on peut faire nous-mêmes des journaux, on n’est pas obligé d’avoir des patrons, on n’est pas obligé de passer par le capitalisme.
On peut monter des journaux de manière indépendante, avec des équipes, avec l’idée de travailler sur des contenus, sur des sujets qui nous plaisent, sans contrainte idéologique, politique et économique.
Il faut expliquer quelque chose : dans les années 70, le seul moyen de lire les journaux, ce n’est pas Internet. Internet n’existe pas, le mail n’existe pas. On a tout juste le téléphone. Je caricature un tout petit peu, mais à peine.
Le seul moyen de lire un journal à l’époque, c’est d’aller dans un kiosque, chez le marchand de journaux. Aujourd’hui on n’en voit plus beaucoup, mais il y a 40 ans il y en avait partout.
« On peut faire nous-mêmes
des journaux. »
Il y avait un système qui s’appelait les Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne, les NMPP, un système contrôlé par le groupe Hachette, qu’on appelait à l’époque la pieuvre verte, tant le groupe était puissant : presse, édition, publicité, distribution.
Mais les NMPP permettaient à un journal d’aller dans les kiosques, de mettre 10 000, 20 000, 30 000 exemplaires à travers le pays sans dépenser un centime. De plus, les imprimeurs acceptaient d’être payés à 90 jours.
Donc vous pouviez mettre un journal en kiosque sans dépenser un centime, si ce n’est votre énergie et votre volonté de travailler gratuitement pour vos idées. Mais à partir du moment où vous acceptez cette règle de lancer un pari d’aller chercher les lectrices et lecteurs sur les places, les gares dans les marchands de journaux etc… c’était possible sans avoir à débourser un centime.
Et donc pour un journal comme Libération en 1975, Le Gai Pied en 1979, on a pu mettre les journaux en kiosque, les distribuer, les diffuser et éventuellement gagner de l’argent au bout de 90 jours.
Si je prends le cas de Gai Pied en 1979 : Ce qui a été extraordinaire c’est qu’on a pu tirer le premier numéro à 10 000 exemplaires et qu’au bout de trois jours, ils avaient été vendus dans toute la France. On en a retiré 10 000, puis encore 10 000. On s’est rendu compte que notre public était de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Pourquoi ? Parce qu’à l’époque il n’y avait pas de journal homosexuel en France qui portait une revendication politique, une affirmation politique radicale. On imprimait quelque chose de nouveau.
Libération avait à l’époque lancé un supplément hebdomadaire appelé Sandwich. À l’époque, sans Internet, le seul moyen de rencontrer un garçon quand on était un garçon, c’était soit le hasard, dans les cafés, la rue, ou soit les petites annonces. On a donc eu l’idée, en copiant Libération, de faire des petites annonces de rencontres homosexuelles anonymes. Le journal servait de boîte postale. Ça a contribué au succès.
Mais il y avait surtout une volonté politique. On s’inscrivait dans le courant des années 70, avec une forte volonté de changer le monde, de changer la société, notamment sur les questions de genre, de féminisme, d’homosexualité, d’avortement.
Tout cela créait un espace de foisonnement. Si vous aviez envie de prendre la parole, si vous saviez écrire, vous pouviez vraiment créer un journal. C’était possible.
« Le journalisme,
c’est d’abord le terrain. »
Et donc Gai Pied lancé au Printemps 79 vendait à l’automne déjà des dizaines de milliers de numéros chaque mois. Libération – où j’arrive plus tard, à partir de 83-84 – s’est construit sur cette même idée : proposer quelque chose d’indépendant, en dehors des systèmes capitalistes. On parle aujourd’hui de Bolloré, à raison, mais à l’époque déjà, il y avait déjà des grands groupes de presses extrêmement puissants : Hachette, Hersant, souvent orientés très à droite.
Jérémy Ollivier
Quand on imagine le journalisme aujourd’hui, on pense à des hommes de pouvoir, à de grosses structures. Là, on a l’impression que ce sont des collectifs. Est-ce que c’étaient des amis ? Des militants ? Comment ça s’est constitué ?
Jean Stern
Pour Gai Pied, c’était un groupe d’amis, souvent d’anciens militants du Groupe de Libération Homosexuelle Politique et Quotidien, GLH-PQ. Des garçons qui venaient de différents groupes de gauche, notamment de la Ligue Communiste Révolutionnaire, de l’Alliance Marxiste Révolutionnaire, de Révolution. Donc on était marqué à gauche, mais notre limite, c’était justement le gauchisme, puisque celui-ci tentait de récupérer une partie de la classe ouvrière qui était à l’époque inféodé au parti communiste. Ce gauchisme là considérait souvent les questions de sexualité comme marginales.
Nous, on voulait dire que ce n’était pas marginal, que c’était des questions fortes, d’identité, qu’il fallait y réfléchir. Gai Pied grandi, un ensemble de champs culturels, politiques et sociaux ont été ouverts. Il devient hebdomadaire en 1982.
Entre-temps, il y a l’élection de Mitterrand en 1981 et la nomination de Robert Badinter, qui en 1982 dépénalise l’homosexualité.
Il faut rappeler que l’homosexualité était encore un délit, notamment pour les relations entre un majeur et un mineur entre 15 et 18 ans. J’ai connu des hommes qui avaient fait de la prison pour cela, alors qu’ils en avaient 22 ou 21 !
Jérémy Ollivier
Le journal donne à la question de la lutte homosexuelle son autonomie, elle n’est pas inféodée à d’autres luttes . Aujourd’hui Tu viens à Calais pour présenter une enquête que tu as fait sur le pinkwashing à Tel-Aviv, en Israël, Est-ce qu’il y avait déjà dans Gai Pied cette même posture d’enquêteur ?
Jean Stern
Absolument. Le journalisme, c’est d’abord le terrain, c’est d’abord le regard, c’est d’abord l’analyse. Comment faire une bonne analyse journalistique ? C’est en allant voir les choses.
Je peux parler pendant des heures avec vous, ça pourrait être très intéressant et très sympathique mais c’est pas comme ça que je vais apprendre des choses nouvelles. C’est en allant voir.
J’ai fait une enquête à Sochaux, Montbéliard, sur la condition ouvrière et l’homosexualité dans des villes ouvrières. C’était deux villes de Peugeot, c’était 30 000 ouvriers répartis sur les deux villes. On y est allé avec un photographe pour raconter ce que c’était que l’homosexualité dans ce contexte là. D’autres camarades on fait des enquêtes aussi. On a toujours privilégié le reportage, l’analyse, le terrain.
Contre le
“journalisme de cour”
Libération s’est en partie constituée contre Le Monde. A l’époque on le considérait comme le “journal des préfectures”. C’était un peu méprisant mais c’était vrai. Le Monde était très sérieux, très analytique, très construit… Mais aller voir ce qui pouvait se passer sur une place de Calais ça leur venait pas à l’idée. Ils allaient voir le sous-préfet.
Nous, Libé, Gai pied, et d’autres, c’était le terrain, la rencontre, la découverte ! Aujourd’hui, le problème c’est que beaucoup de médias, qu’ils soient Bolloré, CMA CGM, ou d’Etat, disent la même chose. D’ailleurs les journalistes sont interchangeables. Prenez Benjamin Duhamel, il a commencé sur BFM et est aujourd’hui sur France Inter. Et il fait la même chose ! Il ne pratique pas un journalisme différent, il pratique un journalisme de cour ! Un journalisme qui ne consiste qu’à fréquenter les puissants. Quand chaque matin sur France inter vous n’interviewez que des puissant·es, vous ne révolutionnez pas le monde. Vous faites ce que j’appelle aujourd’hui le robinet d’eau tiède.
J’ai été professeur de journalisme à un moment de ma vie. Il y a sept ou huit ans j’ai proposé à mes élèves de lire un certains nombres d’article autour de différents sujet. Il fallait reconnaitre celui du Figaro et celui de Libération. Deux fois sur trois, les élèves se trompaient, tellement les deux journaux se confondent. Ca, il y a quarante ans, c’était pas possible.
Jérémy Ollivier
Avant cette rencontre, j’ai parlé avec des lecteurs de Gai Pied. Ils racontaient l’émotion que représentait la lecture du journal. Il y avait la question des rencontres, mais aussi celle des enquêtes, le fait de prendre au sérieux des milieux méprisés, qui connaissaient la violence, le rejet.
Si on parle du présent, tu fais partie d’Orient XXI. Aujourd’hui, quand on parle de la Palestine, on fait face à un discours est toujours le même, qui est d’une très grande violence. qu’il manque quelque chose. Et il y a parfois une vraie émotion à lire des articles qui sont de vrais articles de journalisme.
Palestine :
aller voir
Jean Stern
Absolument ! Pour la Palestine, si vous voulez… Tout est là. Tout est sur la table. Le journalisme, c’est aller voir. Évidemment, il y a un problème économique: ça coûte de plus en plus cher d’aller voir. Parce que le monde est de plus en plus difficile. Aller en Palestine aujourd’hui, c’est de plus en plus compliqué pour tout le monde. Le coût des assurances est élevé. Il faut un média derrière vous pour payer l’assurance, le billet, l’hôtel, les frais etc… On ne va pas en Palestine les doigts dans le nez. Circuler est compliqué. L’information est compliquée. Il faut parfois quelqu’un pour la sécurité, pour la traduction si vous ne parlez pas arabe. Mais au fond, ce n’est qu’une question de volonté et d’organisation.
Orient XXI est un média totalement indépendant, totalement gratuit, qui ne vit que d’une chose : ses lectrices et ses lecteurs. Nous n’avons pas d’autre ressource que les gens qui nous lisent et permettent au journalisme indépendant de vivre. C’est la grande leçon de l’époque, les gens ont compris qu’il ne fallait plus rien attendre des grands médias. Pendant des années, j’écoutais beaucoup la radio. Europe 1, par exemple. Ça fait plus de vingt ans peut-être que je n’ai pas écouté Europe 1. Qu’est-ce que ça m’apporterait comme information ? zéro ! Ça m’apporterait ce que pense Bolloré de l’état du monde. Je sais ce que pense Bolloré puisque c’est un milliardaire et qu’il contrôle un certains nombres de systèmes capitalistes et d’exploitation des gens à travers le monde : des médias en France, des usines en Afrique, des ports dans le monde entier et des plantations de caoutchouc en Asie… Monsieur Bolloré c’est la mondialisation absolue. Je ne vais pas aller chercher monsieur Bolloré sur son terrain, d’abord je n’en n’ai pas les moyens. et l’information chez lui, ce qu’il produit, c’est du robinet idéologique. C’est du commentaire, c’est de la parole. Et ce qui est triste c’est qu’ils disent tous la même chose.
Mais ce qu’on voit aussi, et ça me rend optimiste. Un phénomène qui a une dizaine d’année. Orient XXI a des grands frères soeurs ! Quand Mediapart s’est lancé, beaucoup de patron de presse ont ri de cet Edwy Plenel qui a osé claquer la porte du Monde pour ouvrir un media web payant à 10 euros par mois. Aujourd’hui, c’est un média solide, puissant, et un des plus riches sans publicité, financé par ses abonnés.Il vit de ses lecteurs. C’est nous qui décidons qu’il existe. C’est pareil pour Orient XXI.
« Je peux raconter
ce que j’ai vu. »
Jérémy Ollivier
On comprends bien la nécessité de l’indépendance face à l’Etat de la presse nationale… Je voudrais revenir sur la Palestine. Qu’est-ce que ça fait d’écrire en tant que journaliste face à l’urgence d’un génocide ? Face à ce que tu nommes ‘“la vérité dégueulasse” comment on rend compte de ces dégueulasseries ?
Jean Stern
Ma réponse va être un peu idiote mais ce n’est pas nouveau pour moi. Evidement la question du génocide en Palestine est totalement nouvelle, mais j’ai travaillé il y a 40 ans en Roumainie, Tchécoslovaquie, en Serbie alors que c’était des pays communistes, j’ai vécu des guerre en Transnitrie et dans l’ex-yougoslavie, j’ai connu des situations difficiles à droite à gauche, j’ai travaillé au Mexique, dans différents endroits. A chaque fois c’est la même histoire. A chaque fois, la seule chance du journalisme c’est d’aller voir, c’est de parler aux gens. On n’est pas Juge et partie. Je ne vais pas moi tout seul – ce serait d’ailleurs suicidaire – combatte Netanyahou et l’armée israélienne.
Mais je peux raconter ce que j’ai vu de mes yeux. Qu’à Naplouse, les colons attaquent les paysans palestiniens, détruisent les cultures maraîchères, brûlent et coupent les oliviers.Ils privent Naplouse – ville de 300 000 habitants – de ses ressources agricoles. Ici je suis à Calais, vous mangez les betteraves et les pommes de terres qui sont produit ici. Là-bas c’est plus possible. Alors qu’est-ce qu’il se passe ? Comme les colons ont détruit l’agriculture palestinienne, ils obligent les gens à acheter des produits israéliens, vendus cinq fois plus cher et produits par l’ennemi. Pour éviter ça, ils fabriquent et mangent du pain… C’est devenu très difficile. Raconter ça, c’est raconter ce que vous avez vu. D’autres journalistes peuvent dire “Trump est un connard” mais ce n’est pas mon cas, ça ne va pas vous intéresser que je vous dise qu’untel est un salaud. Ça n’apporte rien. Par contre décrire les conséquences concrètes de la politique de Netanyahou qui est un drame mortel pour les Palestiniens mais aussi un drame mortifère pour les Israéliens.
« On n’est pas obligé
d’accepter les règles. »
Et la presse indépendante, ce qu’elle a d’extraordinaire c’est financer énormément de journaliste dans le pays, elle est devenue quelque chose de très important dans notre pays.Il y a des télévisions, il y a des radios, il y a des journaux, il y a beaucoup de sites Internet, il y a beaucoup de projets…
Il y a un nouveau média queer, Problématik, qui va se lancer la semaine prochaine à Paris, C’est merveilleux ! Je suis content que ce soient des gens de 30 ans qui fassent ce que j’ai fait, moi, quand j’avais 30 ans, il y a 40 ans. La presse indépendante permet de se dire qu’on n’est pas obligé d’accepter les règles et qu’on peut passer à côté des règles. Alors ça nécessite des choix qui sont des choix individuels. Ça veut dire peut-être gagner un peu moins d’argent, peut-être ne pas avoir un appartement cinq pièces, mais d’abord un appartement de trois pièces. Après tout, c’est très bien d’avoir trois pièces ! Je vais avoir 70 ans bientôt. Je ne suis pas spécialement riche, mais je ne suis pas spécialement pauvre non plus. Et en tout cas, je n’ai pas à rougir de ce que j’ai fait tout au long de ma vie professionnelle.
Je me souviens, quand je suis sorti de l’école de journalistes en 77 — ce n’est pas hier — il y avait un truc que tous les copains et les copines de ma classe disaient : “Jamais on ne travaillera pour Robert Hersant” Je rappelle, pour les plus jeunes qui ne connaissent pas, qui était Robert Hersant : Robert Hersant, qui avait était un collabo sous l’occupation, était à l’époque, après Hachette, le plus important patron de presse. Il contrôlait Le Figaro et d’autres titres. Il venait de lancer Le Figaro Magazine, qui était déjà l’instrument idéologique d’une grande partie de l’extrême droite en France. Il possédait des tas de journaux en région — d’ailleurs, je crois, ici, La Voix du Nord.
Et donc c’était une espèce de règle morale qu’on se disait entre nous : on n’ira jamais bosser pour Hersant. Aujourd’hui, vous entendez beaucoup de gens qui vous disent : “On n’ira jamais bosser pour Bolloré” ? Beaucoup de gens bossent pour Bolloré. Je peux vous le dire, j’en connais, ils sont malheureux de bosser pour lui mais ils y vont quand même.
Et moi je leur dis : “Tu peux peut-être faire autrement. Si tu ne travailles plus à Capital, le journal de Bolloré sur l’économie — qui appartenait avant au groupe Prisma et qu’il est en train de transformer en torchon pour défendre ses intérêts — eh bien tu t’en vas de Capital et tu essaies de monter un site d’information économique indépendant, il n’y en a pas en France !
Comme par hasard, l’économie, qui est le cœur du capitalisme, est un des rares sujets qu’on traite mal dans la presse indépendante.
Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, c’est beaucoup plus difficile de faire une enquête sur une boîte du CAC 40 que d’aller à Naplouse. A Naplouse, quand j’y vais, les gens me parlent. Qui va vous parler dans une grosse boîte du CAC 40 ?
À la Société Générale, qui va vous raconter les magouilles ?
Chez Renault, qui va vous raconter tout l’argent que le directeur s’est mis dans la poche pendant des années ?
Propos recueillis par Jeremy Ollivier
Transcription et vidéo : Pierre Muys
Rebonds
- Robert Hersant, le pire patron de presse des années 80 (émission Rhinocéros, Blast, 15 octobre 2023)
- Le Gai Tapant, documentaire réalisé en 2010 sur le contexte de création du Gai Pied et biographie de son confondateur Jean Le Bitoux (réalisation : Hélène Barbé, Voto Barbé)
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