2 octobre : Chronique sensible d’une mobilisation boulonnaise

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Texte : Sylvie BAUDELET Vidéo : Laurent PRUM

À Boulogne la Sociale, nous avons choisi de raconter autrement la mobilisation de ce 2 octobre 2025. Non pas seulement en chiffres, en slogans ou en revendications, mais en cherchant à faire ressentir l’atmosphère, les résonances, les vibrations d’une matinée de manifestation. 

Parce que « battre le pavé », c’est aussi une expérience sensible : des tambours qui résonnent, des voix qui s’élèvent, des silences qui pèsent, des visages qui se croisent, nous voulons proposer à Boulogne La Sociale, d’autres manières de dire ces moments : détails, sensations, diversité des présences.

Loin des récits uniformes, il s’agit pour nous de retrouver l’originalité, l’énergie et parfois même la poésie qui traversent les luttes sociales. 
Parce que raconter la lutte, c’est aussi en faire partie. 

Première contribution à BLS pour Sylvie BAUDELET.
Première captation et montage vidéo pour Laurent PRUM.

« Nouvelle journée de mobilisation sociale à Boulogne sur mer, ce 2 octobre 2025… On y rencontre plein de monde… 

Il y a ceux qui cognent (de toutes leurs forces sur des tambours)… et ceux qui gardent leurs poings dans leurs poches mais qui se disent que ça ne peut plus durer comme ça. 

Il y a ceux qui s’affichent, portant fièrement leurs chasubles, leurs bannières… et ceux qui viennent « comme ils sont », en simples citoyens engagés. 

Il y a ceux qui chantent parce que le chant a toujours et partout accompagné les luttes et uni les peuples… et ceux qui déchantent de ces politiques injustes. 

Il y a ceux qui ne sont pas là – mais qui aimeraient y être – mais c’est coûteux et pas toujours facile de faire grève… et ceux qui sont là, les vaillant.e.s de toutes les luttes, qui portent les revendications des autres. 

Il y a ceux qui crient, qui font du bruit, qui clament des slogans, qui expriment leur colère… et ceux qui se taisent, qui subissent, qui se disent qu’on ne peut rien changer (mais si mais si, il faut juste se rassembler). 

Il y a ceux qui marchent, et qui marcheront tant qu’il y aura ces injustices sociales… et tout ce qui ne marche pas, dans cette société ultralibérale où le bien commun n’est pas la priorité.

Il y a toutes sortes de gens, des jeunes, des vieux, des associatifs, des élus, des enfants, et même des chiens qui manifestent ! … et on pense bien que ça ne va pas s’arrêter là !