Historien et militant au sein d’Amitié sans frontières, Gil Puystiens revient pour Calais la Sociale sur dix années de solidarité avec les personnes migrantes en Belgique.
Né de la crise de 2015, son collectif distribue de la nourriture mais assume aussi une position résolument politique : l’accueil ne peut pas être abandonné aux seuls citoyens, il relève de la responsabilité de l’État.
De Bruxelles aux villes flamandes dominées par l’extrême droite, Gil raconte comment la solidarité locale résiste aux discours de haine : en donnant un visage humain à la migration, en reliant luttes sociales et expériences de travail des sans-papiers, en rappelant que ce ne sont pas les travailleur·euses en exil qui fragilisent la sécurité sociale mais les politiques de guerre et d’austérité.
À travers son expérience, il souligne aussi la force du mot « amitié » : créer des liens durables entre habitants et personnes exilées, contre la volonté des gouvernements de diviser la société en « citoyens de première et de seconde zone ».
Cet entretien inaugure une série de vidéos réalisées lors du festival Manifiesta à Ostende, grand rendez-vous annuel de la gauche sociale et politique en Belgique, qui rassemble des milliers de militant·es, associations, syndicats et collectifs autour de débats, concerts et moments de solidarité.
