Les lycée·ne de Boulogne-sur-mer à l’avant garde de la lutte du 10 septembre

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🚧 Un article Boulogne la Sociale 🚧

Ce mercredi 10 septembre, les lycéens des établissements Mariette, Giraux-Sannier et Branly de Boulogne-sur-Mer se sont massivement mobilisés. Rassemblés devant le lycée Mariette dès 7h pour un piquet de grève, ils ont exprimé leur colère et leurs revendications face à la politique d’austérité qui frappe l’éducation, la jeunesse et le monde du travail en déambulant dans la rue pour finir devant la sous-préfecture au rassemblement qu’ils avaient organisé.

La mobilisation a été initiée par les Jeunes Communistes, le syndicat CGT SELA 62 (Etudiants, Lycéens et Apprentis) ainsi que par des comités de luttes indépendants et unitaires créés dans chaque établissement. Cette dynamique unitaire a permis de dépasser les simples initiatives isolées pour construire un véritable mouvement commun, mêlant organisation, slogans et détermination.

Les jeunes dénoncent la dégradation continue de leurs conditions d’étude : classes surchargées, manque de moyens humains et matériels, précarité grandissante des familles. Ils rejettent également le budget annoncé par le gouvernement Bayrou et dorénavant de Lecornu, qui prévoit de nouvelles coupes dans l’éducation et les services publics.

Banderoles rouges, pancartes faites à la main et slogans scandés collectivement ont rythmé une journée inscrit dans un mouvement plus large, qui touche de nombreuses villes en France, et qui fait écho aux appels à la grève, aux manifestations et aux blocages lancés par les syndicats et les organisations de jeunesse. Les lycéens boulonnais montrent ainsi qu’ils sont prêts à prendre leur place dans la lutte sociale.

Ils annoncent déjà qu’ils seront de la partie le 18 septembre aux côtés des salariés, étudiants et travailleurs en lutte dans la manifestation syndicale prévue à 10h en face de la Bourse du Travail de Boulogne-sur-Mer. D’ici là, ils appellent tous les jeunes – étudiants, lycéens, apprentis, jeunes travailleurs – à les contacter pour créer ou rejoindre le comité de lutte correspondant à leur lieu d’étude ou de travail, afin de renforcer le mouvement et de continuer à construire l’unité.

Au-delà de cette première journée, les collectifs de jeunes entendent bien poursuivre l’organisation et l’action pour amplifier le rapport de force. Les lycéens de Boulogne ont ouvert la voie : leur détermination prouve qu’il est possible, dès aujourd’hui, de se lever pour défendre l’école publique, l’avenir de la jeunesse et les droits sociaux de toutes et tous.

✏️ Lucas Panza
📷Antoine Délot