Pour la paix, Marcher contre le marché de la guerre

, ,

À l’appel du groupe local de l’AFPS Calais, une marche pour la paix dans le monde est organisée ce samedi 12 juillet à 16 heures. 

Rendez-vous devant le monument aux morts, devant le parc Richelieu de Calais pour une marche jusqu’à la plage.  L’initiative est soutenue par de nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives, dont Calais La Sociale.

face à la guerre et ses complicités

Depuis 20 mois, le peuple palestinien subit un déluge de violence : bombardements, tirs, famines organisées, destruction systématique des infrastructures civiles. Face à cela, nos gouvernements se contentent de « s’inquiéter », tout en refusant d’appliquer les décisions de la Cour pénale internationale. Cette passivité est une collaboration.

Partout ailleurs aussi, les conflits se multiplient : Ukraine, Liban, Iran, Syrie, Congo, Soudan, Somalie, Libye… Les peuples meurent, les industries d’armement prospèrent. Et La France est aujourd’hui le troisième exportateur mondial d’armes.

Une économie de guerre qui mitraille les services publics

En 2024, les dépenses militaires mondiales ont atteint 2 700 milliards de dollars selon un rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. Pour cette année et celles à venir, la Commission européenne lance un programme de réarmement de 800 milliards d’euros et Les pays de l’OTAN prévoient de porter leur budget militaire à 5% du PIB d’ici 2035 (contre 2,02 pour la France en 2024).

Cet argent sera pris sur ce qui fait notre vie commune : la santé, l’école, les retraites, les salaires.

Mais ceci n’est pas nouveau, car malgré le durcissement des conflits militaire nous ne sommes pas en « temps de guerre » : nous vivons dans un régime où la guerre est anticipée, planifiée, et nécessaire à la croissance. L’économie de guerre n’est pas une exception, mais une nécessité du capitalisme en crise, un outil de prédation pour extraire toujours plus de plus-value.

L’industrie militaire reproduit le racisme et l’exil forcé

De plus en plus, ce sont les civils qui paient le prix le plus fort des conflits organisés par les industriels.  

Au début du XXe siècle, les civils représentaient environ 5 % des morts en temps de guerre, selon l’UNICEF. Aujourd’hui, ce chiffre s’est inversé : près de 9 victimes sur 10 sont des civils. D’après un article publié en 2021 par le Centre régional d’information des Nations unies pour l’Europe occidentale (UNRIC), les civils restent les premières victimes des conflits armés actuels : « Il y a parmi eux plus de tués et blessés que parmi les forces combattantes. »  En milieu urbain, 88 % des personnes tuées ou blessées par des armes explosives sont des civils.

En 2024, 123 millions de personnes ont été déplacées de force dans le monde. Ces départs ne sont pas des choix librement consentis, mais des fuites contraintes, provoquées par les politiques de domination guerrières et extractivistes d’une classe dominante bien organisée. Cette classe dominante transnationale s’emploie à protéger ses intérêts économiques tout en fabriquant des récits de guerre, de nation et de sécurité face à un ennemi intérieur pour mieux justifier ses actes. 

La guerre ne se mène pas seulement à l’étranger : elle façonne nos vies ici, sous forme de répression, de contrôle policier et de stigmatisation raciale.

Elle divise les populations précaires en opposant les « nationaux » aux « étrangers », les travailleurs aux exilé·es. Cette xénophobie devient l’outil létal privilégié par nos gouvernements, masquant les logiques de classe sous le vernis d’une union nationale fictive. Cette terrible “union sacrée” toujours recommencée qui sacrifie toujours les mêmes : les travailleur·euses précarisé·es, qu’ils soient ou non déplacé·es.

Mais partout, des résistances s’organisent : dans les rues de Gaza comme dans les quartiers populaires ici, les peuples refusent la guerre et l’ordre forcené du monde.

Organisations signataires :

Politiques : Les Écologistes, La France Insoumise, NPA, PCF, POI, Pôle Renaissance Communiste, Révolution Permanente

Syndicats : FNEC-FP-FO, FSU, Sud-Solidaires

Associations : AFPS Calais, Auberge des Migrants, Association Humanitaire Pour l’Afrique, Attac, Calais la Sociale, Grande-Synthe Justice et Paix, la Margelle, SALAM